Amundi ETF Trend Report

30/01/2018

Expertise, Vidéo

  

   

Le marché Européen des ETFs a établi un nouveau record en 2017 avec des souscriptions atteignant 94 Mds€. On peut toutefois observer 2 tendances très différentes selon les classes d’actifs : d’un côté les actions, qui recueillent près de 70% des flux, avec une répartition assez large de la collecte ; et de l’autre les obligations pour lesquelles les investisseurs se sont concentrés sur quelques catégories.

C’est l’Europe qui tire son épingle du jeu du côté des actions, avec plus d’un tiers de la collecte. La confirmation du retour de la croissance et l’atténuation du sentiment d’incertitude sur l’avenir de la zone Euro ont été les principaux moteurs de ce mouvement. Les actions globales, les Etats-Unis et les marchés émergents ont également bénéficié des flux record de 2017, engrangeant tous plus de 10 Mds€ de souscriptions.

Du coté des secteurs ce sont les valeurs financières qui arrivent en tête. Le contexte favorable de remontée des taux leur a en effet permis d’attirer plus de 4.5 Mds€ sur l’année.

Au sein de l’univers Smart Beta c’est le facteur value qui s’adjuge la première place avec plus de 3 Mds€ de collecte. A noter que tous les facteurs affichent des flux positifs sur l’année, à l’exception des valeurs de faible volatilité.

Les flux sont par contre nettement moins diversifiés sur la gamme des produits fixed income. La recherche de rendement, qui a une fois encore été la principale motivation des investisseurs, les a amenés à se concentrer sur quelques expositions.

Le segment de la dette d’état par exemple a été largement dominé par les pays émergents qui, avec quasiment 8Mds€ de collecte, représente plus de 80% des souscriptions de la catégorie.

Pour les obligations d’entreprises ce sont les taux flottants qui ont eu les faveurs du marché, capturant plus de 4.5 Mds€ en 2017. Sur la deuxième marche du podium on retrouve les corporate américains, qui offrent un rendement largement supérieur à leurs homologues européens. A eux seuls ces 2 segments représentent 75% des flux sur la dette d’entreprise.

Pour finir on peut également noter un regain d’intérêt pour les matières premières puisque près de 3.5 Mds€ leur ont été alloués en 2017.