Amundi ETF Trend Report - 2ème trimestre 2019

Jeudi 11 juillet 2019

Expertise, Vidéo

       

 

La collecte sur le marché européen des ETFs reste positive, malgré un ralentissement très marqué sur le second trimestre. Les flux actions, qui avaient déjà commencé à se tarir vers la fin du premier trimestre, sont devenus négatifs : -4 milliards d’euros sur les 3 derniers mois. Les flux obligataires sont par contre toujours soutenus : +11 milliards d’euros sur le trimestre, ce qui porte le total à près de 29 milliards d’euros depuis le début de l’année.

Du côté des actions c’est l’Europe qui a le plus souffert, accusant des rachats à hauteur de 6 milliards d’euros. Les actions monde, qui arrivaient en tête au premier trimestre, ont également tourné au rouge, avec 1 milliard d’euros de sortie. Seuls les Etats-Unis tirent leur épingle du jeu en attirant 1.5 milliards sur le trimestre. Coté sectoriel et factoriel le biais reste résolument défensif : les investisseurs favorisent la santé et les actions à faible volatilité, au détriment des financières et des petites capitalisations.

Du coté des obligations, c’est la dette d’entreprise qui tire la collecte avec 7 milliards d’euros sur le second trimestre. Le discours accommodant des banques centrales européenne et américaine a pesé sur les taux et contraint les investisseurs à la recherche de rendement à se tourner vers le crédit. Sur la dette d’état l’attrait des pays émergents s’est estompé et on observe des flux légèrement négatifs sur les 3 derniers mois. Comme pour les actions, seuls les Etats-Unis trouvent grâce aux yeux du marché, qui a investi 1.5 milliards d’euros dans les bons du trésor américain.

Une des plus importantes tendances observées depuis le début de l’année, aussi bien pour les actions que pour les obligations, est le succès des expositions ISR. Plus de 2 milliards d’euros y ont été alloués sur le trimestre, ce qui porte le total à 4.5 milliards sur l’année. Les flux vers les ETFs ISR représentent désormais plus de 10% des flux ETF totaux, contre moins de 4% il y a 2 ans, ce qui représente une accélération majeure.